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Fête de la naissance de la Vierge Marie 8 septembre
Choix de la Miséricorde - Promesse de Joie
Père Marie Eugène de l’Enfant Jésus
Chaque année, le 8 septembre, nous fêtons la nativité de la Vierge Marie. « Nous aimons voir la Vierge Marie toute petite en son berceau » …
Le choix de la Miséricorde
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La Miséricorde de Dieu n’a jamais fait œuvre plus belle que celle qu’elle réalise dans la Vierge Marie. Elle n’a jamais été plus libre, plus gratuite. C’est par pure grâce que la Vierge est conçue Immaculée et qu’elle reçoit cette grâce première incomparable. Il n’y a pas eu faute chez elle, mais le choix de Dieu est inspiré par le péché de l’humanité, par le péché de nos premiers parents.
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« Dieu s’est penché sur la petitesse de sa servante. » Il l’a choisie avant qu’elle n’existe. Et il va l’associer gratuitement, librement, à son œuvre de salut ; parce qu’il l’a voulu, parce que son amour veut se répandre, il l’a choisie pour être la Mère de Dieu.
C’est là le premier geste de la miséricorde en faveur de la Vierge Marie. Les grâces suivantes et la sanctification que l’Esprit Saint va opérer en son âme comporteront désormais une certaine collaboration de la Vierge Marie. La première, celle qui appelles les autres grâces, et l’Immaculée Conception, sont un geste purement gratuit de la Miséricorde de Dieu.
Promesse de Joie
Toute naissance apporte de la joie. Et certainement la naissance de la Vierge Marie apporte à ses saints parents une joie profonde, intime. Mais cette joie fut plus grande encore dans le Ciel. Seul le regard de la Trinité sainte et des anges pouvait découvrir toutes les causes profondes qu’apportait cette nativité.
L’apparition de cette merveille de grâce apportait tant de joie pour le monde entier ! Il y a des matins où la lumière est plus douce, l’air plus pur et plus léger, le soleil plus clair dans le ciel, et nous ne savons pas pourquoi et cela nous réjouit…
Nous aimons voir la Vierge Marie toute petite en son berceau ; nous essayons de découvrir cette beauté qui va s’épanouir, cette beauté parfaite qui est celle du Christ. Dans la Vierge Marie, petite enfant, il y a les promesses d’une fécondité extraordinaire. C’est la mère de Dieu, la mère de l’Église.
Extraits de l’homélie du 1er juin 1958 et du 8 septembre 1954 – La Joie de la Miséricorde, Nouvelle Cité, mars 2008, pp. 106-107